Le hameau de Piaggia

Une identité brigasque sur la défensive 

Jean Ansaldi-Lanteri

 

Commençons par deux anecdotes qui donneront le ton sur ce que j’appelle une « identité défensive » : — Mes grands-parents maternels, Pie et Gioana Lanteri Limpia étaient nés respectivement en 1875 et 1882 à Piaggia. Ils avaient eu deux filles : Angela, décédée d’une mauvaise grippe en 1935 et Leontina, ma mère, née en 1911 et mariée en 1933 avec Adolphe Ansaldi, d’une assez vieille famille mentonnaise. Les travaux agricoles devenaient de plus en plus durs pour eux et j’avais pris l’habitude, à partir de 1948 et donc de mes 14 ans, de monter les aider à l’articulation des fenaisons et des moissons. Un jour qu’avec ma grand-mère nous fanions dans une terre appelée e Graete, vers le milieu de la matinée, elle exprima le désir de faire une pause et nous nous assîmes un moment côte à côte. Elle me montra du doigt le hameau de Monesi et ses 5 ou 6 maisons, là où les habitants venaient cultiver et garder les troupeaux durant les beaux jours avant de retourner à Triora pour l’hiver. Elle me dit : « Ti veiru ër me fantet, sti Figun chë stan ënt sti ciaböti ? Ti sa chë li sun de gente megë-sarvaighe ? Li ciarlu üna lengua chë mi në capiscë ren. Me pai m’a diit chë la vënia da quili paìsi dund e gente le nasciu cun a pèe neira »1. Je gardais le silence parce que je ne comprenais alors pas pourquoi cette femme, au langage habituellement si doux et si bienveillant envers tous, s’enfermait dans cette imbécile contrevérité : je savais qu’une fois par an, elle allait avec mon grand-père à la foire de Pieve di Teco vendre leurs deux ou trois veaux et acheter tout ce qu’il fallait pour l’année; or les transactions s’y faisaient principalement en Ligurien. De plus, j’avais souvenir qu’elle comprenait bien le Mentonasc de mon père, comme lui comprenait son ciaggiasc. Bien qu’elle était illettrée et qu’elle n’était jamais sortie de son périmètre géographique, elle avait un champ linguistique plus vaste qu’elle ne voulait bien le dire ! — Je me souviens aussi d’une réaction comparable de ma mère. Une autre femme ciaggiasque habitait Menton; elle avait épousé un homme originaire d’un village proche de Vintimille qui ne parlait que le Ligurien. Un jour qu’ils nous rendaient visite, ma mère lui dit en dialecte mentonnais : « Aüra, vos cal parlar o Mentonasc perqué mi non capisho ren de çò que me disé »2. Je suis sûr qu’elle comprenait aussi bien que moi !

Pourquoi ces femmes, au langage si simple et généralement bienveillant, entraient-elles dans un mensonge collectif qui marquait tout le hameau ? Faut-il parler de racisme villageois ? Ce serait bien stupide et bien superfi- ciel ! D’autant plus que, pour éviter les consanguinités, des mariages avec des gens de Verdeggia, Murignòo et Üpëga avaient eu lieu plusieurs fois sans problème. La vérité est ailleurs et il nous faut la chercher dans une obstination identitaire à rester brigasque contre toute logique géographique. Le hameau brigasque de Pïaggia était effectivement une anomalie : 1. Une situation de survie : j’utilise le nom officiel de Piaggia; mais en Brigasque, on l’appelait Ciaggia, ce qui signifiait « pente abrupte ». Comme on peut le voir sur la photo, les cultures se faisaient sur des terrasses très étroites qui montaient très haut dans la montagne; pour certaines, il fallait au moins une heure de marche pour y parvenir. On ne pouvait y travailler qu’avec des outils à main. Le fumier et les semences y étaient montés à dos d’homme; le foin et les récoltes étaient descendus par les mêmes moyens. C’était un village sans brebis et sans cochons. Chaque famille disposait de deux ou trois vaches, à l’étable pendant les longs mois d’hiver, en alpage coopératif pendant le temps du travail agricole (blé, orge, pommes de terre, pois chiches, foin). Le beurre et le fromage étaient vendus et, pour l’usage domestique, on gardait le brus, fait avec le petit lait. Le régime y était presque entièrement végétarien. On était en situation de survie économique. À la mort de mes grands-parents, décédés dans la même semaine, en 1952, on ne trouva qu’une très minime somme d’argent. Les 150 habitants du village étaient donc des gens fatigués, obstinés, défendant leur originalité bec et ongle, bien qu’elle leur coûtait physiquement cher et qu’elle ne leur rapportait rien. 2. Un hameau loin de La Briga : Le trajet Ciaggia-Briga prenait 8 heures de marche, le retour 10 heures car la partie montante était plus longue. Piaggia étant à 1360 mètres, il fallait monter jusqu’à la cola dër Tanarèe à 2000 mètres et descendre à La Brigue à 750 mètres. De novembre à mars, ce trajet était impossible en raison de l’enneigement. Les hommes se rendaient exceptionnellement à tour de rôle au chef-lieu pour y faire enregistrer l’état-civil du trimestre; la majorité des femmes n’y étaient jamais allées. Lors de la fête annuelle à la statue du mont Sciacarèe, à 500 mètres du sommet, on pouvait apercevoir Briga par une échancrure du relief et ma grand-mère s’y arrêtait toujours pour regarder longuement et m’expliquer qu’on y trouvait plusieurs épiceries, plusieurs cafés, un tailleur et des tas d’autres choses aussi extraordinaires pour elle. Manifestement, elle en salivait. Autrement dit, le chef-lieu communal ne pouvait pas être pour eux un espace de rencontre, d’échange et d’approvisionnement. Pour rester brigasques, ils ne pouvaient qu’exacerber leur appartenance linguistique et ethnique. Nous y reviendrons. 3. Un village encerclé : Rattachée à la commune de Briga et à la Province piémontaise de Cuneo, Ciaggia était entouré sur trois côtés par des terres liguriennes : la frontière avec le hameau de Monesi (Munëj en ciaggiasque), relevant de la commune de Triora, longeait le Tanaro puis la Bavera; elle passait à 200 mètres en contrebas du village et le bordait au sud et à l’ouest. Du côté est, les limites avec les terres de la commune ligurienne de Mendatica passaient à peu près à cinq cents mètres et remontaient à mi-montagne, tant et si bien que pour rejoindre le hameau brigasque d’Üpëga (2 heures de marche), il fallait aussi traverser la Ligurie, à moins de monter à la verticale au ras du mont Bertran, marcher vers le nord-est, redescendre et mettre alors au moins 4 heures. Bref, Piaggia était une quasi enclave brigasque entourée de très près sur trois cotés par des territoires liguriens. Autrement dit, le bourg de Briga était pour eux lointain et difficile. Leurs débouchés naturels auraient été Mendatica, Pieve di Teco et Imperia, c’est-à-dire la Ligurie. Ils ne pouvaient pas s’en passer pour survivre (foire, trajet du courrier, etc), mais ils refusaient de se l’avouer car ce chemin était aussi celui de la fuite possible de leurs jeunes et celui de la perte de leur identité. D’où les caricatures des Figun et de leur dialecte par lesquelles ils donnaient langage à leurs peurs, mais aussi à leurs résistances intérieures. De cette résistance, parlons-en car ses lieux étaient multiples et quelquefois étonnants. Pour rester bref, je n’en relèverai que trois : 1. Le mythe de la capitale niçoise : Certains vieux du hameau me demandaient assez souvent si je connaissais Nice. Ils me précisaient alors que c’était une grande ville qui avait été longtemps la capitale des brigasques ! J’étais étonné car, en ce temps-là, j’ignorais encore l’histoire du comté de Nice et de son rattachement à la France sans Brigue et Tende; aujourd’hui je me demande comment, un siècle après, ce souvenir avait pu rester dans ce hameau où on ne lisait ni livres ni journaux. Manifestement la cité niçoise fonctionnait comme un mythe qui leur murmurait aux oreilles que leur véritable identité était vers l’ouest et non vers le sud. 2. Les débouchés mentonnais et monégasques : L’hiver était long et rigoureux; un petit nombre d’hommes et de femmes suffisaient pour entretenir les vaches à l’étable, réparer le linge, les meubles et les outils, etc. Depuis de nombreuses générations, quelques jeunes rejoignaient la côte pour gagner de l’argent en travaillant dans les hôtels. Ma mère elle-même fit ce déplacement pendant 4 ans : les deux premières années, elle était trop jeune pour avoir un passeport; elle faisait alors 11 à 12 heures de marche à pied pour arriver clandestinement à Fontan où elle prenait un car pour Sospel puis un autre pour Menton. Le plus simple pour eux aurait été de descendre s’embaucher sur la côte italienne, à San Remo par exemple. Or, ils n’en faisaient rien et remettaient leurs pas dans le traditionnel trajet Brigue-Nice. À ceci près, que les ciaggiasques se dirigeaient davantage vers Monaco et Menton. Dans tous les cas, ils investissaient la côte des Alpes-Maritimes et se moulaient donc sur les habitudes brigasques, même si la dépense physiquement était plus grande. 3. Le religieux : Piaggia état le lieu d’une certaine distance vis-à-vis des prêtres3. Ainsi, vers 1920, 5 couples, dont celui de Giac, le frère puîné de mon grand-père, décidèrent de ne pas se marier religieusement4. Le retentissement fut considérable dans cet espace de vie réduit. Or, quelques années après, un de ces hommes fut mordu par une vipère et resta longtemps entre la vie et la mort. Il fit voeu, s’il guérissait, d’aller se marier à l’Église avec les autres, ce qui arriva. On m’a souvent raconté ce mariage collectif des 5 couples qu’on appela « i veyi növi ». Toutefois, la vie religieuse, bien que moyennement intense, restait tournée aussi vers l’ouest : — Le sanctuaire de Laghet, derrière Nice, y jouait un rôle central; les statuettes de sa vierge et les photos de son église étaient dans presque toutes les maisons. J’ai connu une vieille dame qui m’a raconté plusieurs fois que feu son mari avait longtemps souffert d’un mal mystérieux dans lequel j’ai cru reconnaître l’épilepsie. Il fit le voeu, s’il guérissait, d’aller chaque année à Laghet à pied (3 jours de marche pour l’aller); ce qu’il fit le restant de ses jours ! Il y avait pourtant d’autres lieux de pèlerinage plus proches en Ligurie ou dans les plaines du Piémont (Mondovi par exemple), mais ce sanctuaire de Laghet faisait partie de leur résistance. — La grande fête religieuse annuelle était celle dër Sant, le monument situé près du mont Sciacarèe. Or cette immense statue du Christ était loin d’être anodine. Elle avait été élevée après la grande déception de 1860 : Nice avait été rattachée à la France et, malgré leurs votes, Brigue et Tende étaient restés Piémontais. La donatrice fit donc élever ce Christ monumental qui regarde La Brigue, en prophétisant qu’un jour il serait en territoire français. Je ne crois pas qu’il y avait à Piaggia un fort sentiment profrançais; on ne se posait pas ce genre de questions ! Leur présence massive à la fête, avec ceux qui montaient de l’ouest (Briga, Murignòo, Reaud, Verdeggia), participait seulement à la solidification d’une identité brigasque. Village encerclé, coupé du bourg principal qui aurait dû être son centre économique et culturel, mais qui ne pouvait jouer ce rôle à cause de la distance, ses habitants ne survivaient qu’à force de travail obstiné et d’entêtement identitaire. On peut maintenant mieux comprendre cette dénonciation incantatoire des Figun et de leur langue. En diabolisant ces hommes et leur dialecte, c’était leur propre crainte de se perdre qu’ils essayaient d’exorciser. Tout les poussait vers la Ligurie (ravitaillement, médecin, courrier, etc). C’était évidemment leur tentation. Mais, sans pouvoir l’exprimer, ils ressentaient aussi que le prix à payer pour ce mieux-vivre serait la perte de leurs racines identitaires. Aussi s’entêtaient-ils dans leur langue et le refus de celle des autres, mais aussi dans des détours épuisants pour rejoindre la côte française, Nice, Menton, Laghet, etc. En ceci, ils furent les dignes descendants de ces petits groupes de tribus celtoligures, dont les Epanteri, tribus qui, selon les auteurs anciens (entre autres Tite-Live), étaient des « inoxydables » qui résistèrent à Rome et à son latin jusqu’au bout de leurs forces. Cette résistance leur a permis de traverser l’histoire et de tenir leur identité et leur langue pendant des siècles et jusque vers les années 1955-60. Hélas, la séparation politique d’avec La Brigue mais aussi la modernité cassèrent en 3 ou 4 ans cet acharnement. Les anciens avaient eu raison d’avoir peur : en quelques mois, les terres furent abandonnées et les jeunes partirent par cette route du sud tant redoutée pour s’installer entre Savone et Vintimille. Hébétés de ce cataclysme, les vieux restèrent pétrifiés, mais parlèrent leur seule langue jusqu’à leur mort. Aujourd’hui, seulement 8 à 10 personnes autochtones passent l’hiver au pays et parlent encore le dialecte. Je n’y étais pas revenu depuis une vingtaine d’années et suis remonté avec mon fils aîné et sa famille au cours de l’été 2007. Le maire, Guido Lanteri, un cousin issu de germain, m’a tout de suite accueilli et je lui ai dit d’entrée que je ne savais plus parler ciaggiasque5. Il m’a répondu qu’il ne pouvait pas entendre ces paroles et qu’il me donnait deux jours pour que je cessasse de lui parler en italien. Il a eu raison et j’ai très vite reparlé ciaggiasque avec lui et 6 ou 7 personnes. Mais un voile de tristesse pesait sur nos conversations : nous n’étions plus capables que de parler du passé, la langue ne pouvait plus soutenir un discours sur l’avenir. L’effondrement d’une langue et d’une culture défendues avec un peu de mauvaise foi et beaucoup d’entêtement est certes dû en priorité à la télévision, aux journaux nationaux, à l’école, etc. Pourtant les linguistes qui se sont penchés sur l’aire brigasque n’y sont pas pour rien qui quelquefois me donnent l’impression d’être des médecins légistes découpant un cadavre en rondelles. Je reviens bien en arrière pour illustrer ce propos : au début de septembre de 1987, je vins à Menton passer une petite semaine avec ma mère; elle descendait juste d’un long séjour à Piaggia. Elle était excitée comme une puce et, tenant une revue dans sa main, elle me dit d’emblée en mentonnais : « Gardea aquelo jornale; es scrich en ciaggiasc e parla da Ciaggia. Mas non ai pas poshut o liege. Spero que poral o far per mi »6. Je pris cette revue qui s’appelait R nì d’áigüra7, m’enquit de l’article qu’elle voulait que je lise et…… je n’y suis pas arrivé, me demandant presque si ce n’était pas du Serbo-Croate. Devant sa déception, je lui promis d’étudier ça de près et de le lui lire vers le soir. Comme jadis Champollion devant les hiéroglyphes égyptiens, je me suis battu une après-midi entière et je pus enfin lui faire la lecture qui résumait une interview d’un vieux monsieur du nom de Che de Luch que nous avions tous bien connu. Ce petit événement me donna à penser : ma mère, qui pourtant avait fini par réussir à lire pas trop mal le Français, bien qu’elle ne l’écrivait pas et qu’elle ne le parlait que rarement, s’avérait incapable de déchiffrer sa propre langue maternelle. Ainsi, on crée une graphie que les natifs qui possèdent le dialecte sur le bout des doigts sont incapables de lire ! Est-ce la base gallo-italique qui ne peut servir de graphie au Nrigasque qu’à être surchargée d’une trop grande quantité de signes diacritiques énigmatiques ? Je ne suis pas assez compétent pour le dire, mais si c’est le cas, ne faut-il pas alors s’interroger sur une autre base possible ? Persévérer dans cette voie, n’est-ce pas une faute de non-assistance à dialecte en péril ? N’est-ce pas empêcher les descendants de ces vieux lutteurs de réapprendre leur langue si l’envie leur en venait ? La barrière de cette graphie hiéroglyphique est insurmontable pour qui n’est pas un universitaire confirmé. Certes, je comprends bien que les grands spécialistes aient besoin de noter des sonorités subtiles; mais ils ont pour cela l’Alphabet Phonétique International et point n’est besoin d’imposer aux gens simples une complexité graphique qui ne peut que les décourager8. De plus, pourquoi trahir ces vieux résistants en voulant faire de leur dialecte, sur la base d’arguments qui n’ont pour moi que l’apparence de la scientificité, un sous-produit ligure alors même qu’ils s’étaient acharnés à chercher leur identité à l’ouest ? Étaientils à ce point stupides pour s’aveugler complètement sur leur langue ? Et si le « sentiment d’appartenance » des natifs était aussi un argument que la science devrait prendre en compte ? Si une certaine amertume, qui certes ne mène à rien, vient loger quelquefois en mon coeur, c’est que j’ai connu ces ancêtres entêtés, ces « derniers Mohicans » qui n’ont jamais cédé sur leur identité et qui en ont payé le prix; j’ai du mal à accepter qu’on leur vole leur combat. C’est aussi que je voudrais tant que ma maiveya, laissant tomber ses préjugés sur les Figun qui ont aussi droit à leur dignité et au respect de leur dialecte, puisse, là où elle est, ne pas avoir à rougir de ce qu’elle pourrait considérer comme une lâcheté de ses descendants. Depuis peu de temps, en Israël, en Europe de l’Est, en Afrique, on a vu des langues renaîtrent que l’on pouvait penser englouties à jamais. Alors j’espère encore une renaissance, j’espère malgré ma raison qui me traite de fou, malgré l’histoire qui nous déplace au loin, malgré la culture du hamburger qui nous nivelle dans le franglais et… malgré les linguistes ! En raison du sujet traité, en hommage à mes deux Vieux ciaggiaques irréductibles, pour la première fois de ma vie et peut-être la dernière, je signe en joignant les deux noms qui ont qualifié mes racines respectives.

 

1 « Mon petit, tu vois ces Liguriens qui habitent ces baraques ? Ce sont des gens à moitié sauvages. Ils parlent une langue à laquelle je ne comprends rien. Mon père m’a dit qu’elle venait de ces pays où les gens naissent avec la peau noire ». Dans cette légende, il y a probablement confusion entre les Maures qui ont occupé la côte et les populations de langue génoise qui les ont remplacés à partir du XI° siècle.

2 J’écris l’Occitan de Menton en graphie classique normalisée. « Maintenant il vous faut parler Mentonnais car moi je ne comprends rien à ce que vous me dites ».

3 Il faut dire que ces prêtres s’obstinaient à parler l’italien que les gens du hameau comprenaient très mal et ne parlaient jamais.

4 Pour mon grand-oncle Giac qui était veuf, c’était un second mariage.

5 Le « ciaggiasque » est bien sûr la manière dont les habitants du hameau désignaient leur dialecte qui n’était autre que le « Brigasque ».

6 « Regarde ce journal ! Il est écrit en Ciaggiasque et parle de Ciaggia. Mais je n’ai pas pu le lire. J’espère que tu pourras le faire pour moi ».

7 Avec un accent circonflexe sur le R que mon ordinateur se refuse à faire !

8 Il faut être reconnaissant au docteur Didier Lanteri qui, dans son Dictionnaire et ses Nouvelles, a proposé une graphie du Brigasque beaucoup plus accessible. J’ai fait appel à lui pour corriger les noms propres et les phrases en Ciaggiasc de ce texte.